Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 21:45

 

 

Oui, VICTOIRE que cette abrogation et MERCI AUX ASSOCIATIONS (Union Belliloise, Amis des Chemins de Ronde, Bien Vivre à Sauzon) qui ont su par leur action, faire respecter la loi : le site du moulin de KERZO reste protégé.

 

g-Moulin Mathias 2009 - Photo FH

LE MOULIN EN 2009, AVANT TRAVAUX.

 INSCRIT  À L"INVENTAIRE DU PATRIMOINE

CULTUREL  DEPUIS 1986  

 

Un petit historique pour raviver  notre mémoire :

 

Il était une fois un moulin, il se dressait  à  proximité de la route de Sauzon et jusqu’en 1951 avait bravement moulu le blé des habitants. On n’oubliait pas que,  grâce à lui, le pain n’avait pas manqué pendant la dernière guerre. Et même si ces ailes avaient disparu, c’était bien le moulin, avec son toit pivotant, son mécanisme resté en bon état. Sa grosse sardine sur son flanc (publicité des Ets Amieux)  rappelait à tous le passé sardinier de Belle-Ile.

 

Et puis, le moulin est vendu, racheté par des mécènes qui veulent faire un musée, créent une Société ECOMUSÉE puis renoncent et le revendent.

 

Il est racheté alors par un financier-investisseur habitant le village de Kerzo. Celui-ci obtient un permis de construire au nom de la SCI Ecomusée, pour une grande longère comportant logements locatifs, table d’hôtes (15 personnes)et remise en fonctionnement de l’activité de meunerie pour une production de 200 tonnes de farine de blé bio. Notre financier-investisseur obtient 300 000 euros de subvention.

 

Tout le monde se réjouit de ce projet sympathique.

 

Las,  quelques mois plus tard, notre financier-investisseur modifie son projet : ce sera un projet d’hébergement touristique annoncé« gite d’étape », mais qui comporte 20 chambres/ salle de bains ;  la table d’hôtes devient restaurant, il est question de licence IV. Le hangar agricole censé contenir  blé et farine, se construit avec portes et fenêtres. Un immense parking de 2000 m2 est créé  c’est une « aire de rotation de tracteur » sur les plans. Il faut croire que les tracteurs de notre financier sont aussi longs que des cars de tourisme !

 

Quid de la production de farine : le financier-investisseur n’a passé aucun accord avec les agriculteurs de l’île pour obtenir le blé nécessaire. De plus, il n’y a pas de blé bio à Belle-Ile.

 

Des travaux sont entrepris sur le moulin, on lui enlève son toit et sa charpente, on le surélève, on le recouvre d’enduit, on détruit son mécanisme.

 

Un Collectif d’habitants se crée, des associations de protection de l’environnement se mobilisent contre ce projet touristique qui est interdit sur le site protégé du moulin. La mairie est alertée mais elle soutient le promoteur et décide de réviser le POS pour un projet dit d’intérêt général.

 

En fait, tout le monde a bien compris qu’il s’agit avant tout d’un intérêt privé pour un projet touristique d’hôtellerie dont le moulin sera un faire valoir anecdotique.

 

Quatre recours sont déposés par les associations en février 2010. Ils sont actuellement toujours en cours auprès du Tribunal Administratif.

 

Et puis, heureuse surprise ! Nous apprenons que le 14 décembre dernier, le conseil municipal a abrogé la révision du POS, celle-ci n’étant plus nécessaire car le propriétaire-financier-investisseur a renoncé à son projet d’hébergement touristique. Il retourne à son premier permis mais sans exploitation du moulin.

 

 

Que va devenir le moulin  détruit ?

 

LE-MOULIN-DETRUIT-0110.jpg

LE MOULIN TEL QU'IL EST ACTUELLEMENT

 

 

AFFAIRE A SUIVRE....

 

 

Commentaires

Bien sûr que nous nous réjouissons de cette information.Pour autant faut-il crier victoire définitive tant ce triste sire a promis, juré, tant de... mensonges.
Que deviendra ce moulin si jamais il est revendu?
sera-t-il préservé d'autres projets aussi tordus ?

Comment peut-on parler là aussi d'une remise en état originelle ? on ne reviendra jamais à une construction
copie conforme d'autrefois.
Il reste bien des interrogations,des doutes,des imprécisions.
Commentaire n°1 posté par YANN MOREL 18/12/2011 à 14h54

Effectivement, vous posez de bonnes questions et ce serait être naïfs que de se satisfaire totalement de ce renoncement du promoteur  à son  projet touristique.

Nous n'avons vu aucun écrit indiquant qu'il s'engageait à remettre le moulin en état,  et  de plus, il y a dans le 1er permis auquel il revient suffisamment de zones d'ombre pour que nous restions vigilants.

Mais ne boudons pas notre plaisir immédiat : nous avons gagné cette première étape !

Réponse de Les amis du moulin Mathias 18/12/2011 à 18h29

 

 

Cela s'appelle manger son chapeau, mais le plus difficile pour le maire et son adjoint va être de le digérer. Il leur reste deux ans pour espérer l'oubli, par leurs électeurs qui attendent un PLU légal et juste, ainsi que par les résidents très secondaires qui ont apprécié leurs conduite. Le permis de construire de 2008 est-il toujours valable? sa validité a-t'elle été légalement prolongée? les travaux sont arrêtés depuis deux ans ...
Quoi qu'il en soit "BRAVO", mais ne baissez pas la garde.
Commentaire n°1 posté par Alain Leroux 18/12/2011 à 21h33

Nous savourons à sa juste mesure  l'issue heureuse de notre action mais cela ne nous empêche de rester vigilants. Si le permis reste encore valable, il présente des zones d'ombre... Et puis, il y a la remise en état du  moulin pour lequel nous n'avons  aucun engagement du propriétaire, sauf les déclarations optimistes de la mairie... Et puis le PLU, qui va se mettre en place.... Non, comme vous le dites, ne baissons pas la garde !

Réponse de Les amis du moulin Mathias 18/12/2011 à 23h09

 

 

 

Par Les amis du moulin Mathias - Publié dans : HISTORIQUE - Communauté : Ecologie & Patrimoine
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 19:20

 

 

 «La loi Littoral protège la Bretagne magnifique»

 

Voici l'article publié par OUEST-FRANCE 
mardi 08 mars 2011 
après la visite  du Président de la République dans le département du Morbihan :

 

Interrogé sur la difficulté pour les élus bretons d’appliquer la Loi Littoral, trop complexe sur certains points selon eux, le Président de la République, en visite aujourd'hui dans le Morbihan, a reconnu que cette loi                                                

 « a sans doute beaucoup de défauts, mais la Bretagne est magnifique. Et quelle est sa grande richesse ? Son littoral ! Vous ne voulez pas un département mité comme tant d’autres ? Il y a des adaptations possibles à la loi, mais je peux vous assurer que dans le sud, notamment autour de la Méditerranée que j’aime tant, il y a des élus qui me disent :« Ah, si on avait eu la Loi Littoral… ».

 

  Je ne veux pas voir détruire ce paysage breton. Jamais, jamais, jamais ! Je dis la même chose pour la loi montagne. Cela ne doit pas empêcher le développement, mais vous avez un trésor, un paysage et une ruralité extraordinaires. Ne passons pas d’un excès à l’autre. "

 

Le Président ne refuse pas l’idée d’un groupe de travail sur cette question. Tout en précisant qu’il                                                                                            

 

"s’opposera toujours à deux intégrismes : d’un côté le tout bâti et la pression immobilière. Et de l’autre un discours qui reviendrait à dire que la nature se porte mieux quand il n’y a pas d’hommes pour vivre sur un territoire."

 



Par Les amis du moulin Mathias - Publié dans : LOI "LITTORAL" - Communauté : un p'tit coin de paradis
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 14:01

 

 

Pour envoyer un message,

 

nous donner une information,

 

nous transmettre des documents...

 

 

Les Amis du Moulin Mathias

<collectifdekerzo@gmail.com>

Par Les amis du moulin Mathias
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Samedi 29 janvier 2011 6 29 /01 /Jan /2011 00:35


 

OUEST-FRANCE Vendredi 28 janvier 2011

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François Philizot quitte le Morbihan avec des regrets. La dure loi de l'administration préfectorale.Il quitte ses fonctions de préfet du Morbihan ce week-end. Lundi, il sera en Saône-et-Loire. Ainsi va la vie de l'administration...

« J'ai un peu l'impression de partir à cloche-pied... »


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Entretien OUEST-FRANCE

 

 

Vous êtes resté dix-huit mois préfet du Morbihan. C'est court...

Et même très court ! Je ne m'y attendais pas du tout…

 

Cela ne doit pas être simple de travailler dans la continuité en changeant si vite ?

 Je dis et répète depuis des années que la rationalité administrative devrait conduire à nous laisser à peu près trois ans en poste (....).Faire de la gestion de crise et de l'ordre public, c'est une chose, mais il y a aussi des dossiers qui réclament un travail en profondeur.

 

Ces dossiers peuvent-ils être une explication à votre départ ?

Je ne le pense pas du tout. La discussion était parfois compliquée, avec des positions très crispées dans certains secteurs, mais je n'avais, pour l'instant, avancé des choses précises que sur un seul secteur : celui d'Auray. Je me fais peut-être des illusions, mais je ne pense pas que cela ait quelque chose à voir avec mon départ. J'ai même le sentiment que cela faisait parler et bouger. Les gens vont devoir s'interroger sur la pertinence de ce qu'ils ont aujourd'hui et ce qu'il faut pour demain. Parfois, on construit des forteresses en disant : « On est bien chez nous, ne touchez à rien. » Parfois, au contraire, on sent une volonté de s'organiser et de s'ouvrir, mais sans savoir comment faire.

 

Jean-François Savy, votre successeur peut-il complètement changer le projet qui était le vôtre ?

Je n'avais pas encore écrit de projet, simplement des réflexions, des travaux et le fruit d'échanges. Je vais laisser tout cela à mon secrétaire général. Il appartiendra à mon successeur de sortir les cartes. Il aura sa liberté mais cela paraît difficile qu'il parte d'une page blanche…

 

Quels sont les enjeux du Morbihan pour les années à venir ?

Il y a un fond de prospérité, avec une population qui augmente vite. Le département est très attractif pratiquement sur tout son territoire. De l'emploi y est créé. On voit bien aussi des éléments de fragilité, à commencer par l'équilibre du littoral. Il faudra bien gérer la pression foncière, avoir du logement accessible et ne pas vouloir faire du « tout tourisme ». La tentation est forte de faire du résidentiel. Mais il faut un littoral qui soit riche d'un tissu d'activités variées. La survie de la conchyliculture, c'est aussi cela.

 

L'application de la loi Littoral reste complexe et source de tensions...

aC'est compliqué, oui, mais depuis dix ans, la loi n'a pas bloqué la croissance du littoral morbihannais. La preuve : le département gagne un point par an de population et les communes du littoral environ un point et demi, avec pourtant Lorient qui diminue et Vannes qui augmente peu. C'est bien la preuve que la loi n'empêche pas les communes de grandir. Cela oblige surtout à être intelligent et à prévoir plus longtemps à l'avance. Il faut que la puissance publique soit plus active sur le marché foncier qu'elle ne l'était traditionnellement.

 



Une vie de préfet, c'est aussi une vie de frustration...

Oui et ce n'est pas la première fois que je pars en étant un peu frustré. Outre l'intercommunalité, j'avais l'intention de lancer au printemps des plans de prévention des risques littoraux dans plusieurs secteurs. Une démarche importante. Je ne pourrai pas aller au bout (…)

 

Sur un plan personnel, vous avez apprécié le Morbihan ?

Dans l'exercice de mes fonctions, je suis allé dans un peu moins de la moitié des communes. Ce n'est pas mal, même si j'aurais aimé en connaître encore plus. Je commençais à bien sentir le territoire et à entrer dans ses nuances, comme les paysages. Je ne connaissais pas la Ria d'Etel par exemple. Ce fut un plaisir à découvrir.

 

Être préfet commande de garder de la distance et du recul, car nous sommes les représentants du Gouvernement et les dépositaires de politiques nationales. Mais j'estime qu'un préfet doit avoir de l'affection pour un territoire et, surtout, pour les gens qui y vivent. On ne peut pas bien faire son travail si on survole, sans aller au contact. J'ai essayé d'être présent sur le terrain.

 

 

Extrait des propos recueillis par Édouard REIS-CARONA.  Ouest-France  

 


Regrettable ce départ ! Que de temps et d'énergie perdus !

 

Nous avions un préfet qui avait la volonté de faire bouger les choses et qui semblait avoir bien saisi les pièges dans lesquels peut tomber le Morbihan et en particulier le littoral   :  le "tout-tourisme" et le développement résidentiel au détriment des activités économiques.

 

Nous adhérions à sa vision de la maîtrise du foncier pour dégager du logement social. 

 

Espérons que son successeur aura la volonté de continuer dans la voie tracée.

Par Les amis du moulin Mathias - Publié dans : PRESSE - Communauté : Ecologie & Patrimoine
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 16:55

EXTRAIT DU BLOG D'UN SPÉCIALISTE

DE L'URBANISME : Maître Benoist BUSSON

Loi littoral et "groupe de constructions": toujours l'article L146-4-I du code de l'urbanisme

Cette fin d'année se termine en fanfare et l'article L146-4-I du code de l'urbanisme fait encore parler de lui:

 

- le TA de Bastia annule le 15 décembre 2010 un permis de construire 34 logements à Patrimonio, non loin de St-Florent (Haute-Corse); ce projet devait prendre place à côté des "Marines du Soleil", résidences créées à la fin des années 70, éloignée des deux villages précités; ainsi, ce "village vacance" occupé seulement par quelques personnes à l'année n'est pas un "village" au sens de l'article précité. Aucune extension de l'urbanisation n'est donc possible à partir de ces constructions, solution classique donnée par le TA qui rappelle que le schéma d'aménagement régional de la Corse ne dit rien d'autre.

 

- TA de Lille : même solution au Touquet pour un projet de lotissement éloigné quant à lui de toute urbanisation existante; à noter que le député-maire M. FLASQUELLE (pourtant professeur de droit semble-t-il ...) a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi pour empêcher les recours contre les permis de construire quand l'arrêté de lotissement n'a pas été préalablement attaqué! 

 

- TA de Toulon : dans une configuration différente, au Lavandou (Var), secteur "Pramousquier" on trouve cette fois une urbanisation diffuse; ce tribunal, à l'occasion d'un recours contre le permis de construire 2 villas a décidé le 10 décembre 2010 par jugement avant-dire droit, un déplacement sur les lieux; notons que c'est au Lavandou que s'est forgée la jurisprudence de 2006 du Conseil d'Etat, aux conclusions de M. DEVYS, qui rappelle que l'article L146-4-I interdit une urbanisation diffuse; une bonne occasion pour le tribunal de confronter cette jurisprudence avec le terrain et le projet à Pramousquier.

 

Quelques articles de la presse locale ci-dessous.




Par Les amis du moulin Mathias - Publié dans : LOI "LITTORAL" - Communauté : Patrimoines de l'humanité
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